musique et dance populaire

La musique éthiopienne est extrêmement diversifiée, chacun des 80 groupes ethniques du pays possédant ses propres particularités. Les influences sont elles aussi très diverses incluant aussi bien les influences de la liturgie chrétienne et musulmane, que la musique populaire des pays situés dans la Corne de l'Afrique, somalienne et soudanaise en particulier. La musique éthiopienne utilise souvent un système modal unique pentatonique, caractérisé par des intervalles prolongés entre certaines notes.

Les principaux instruments traditionnels sont macinko (luth), krar (lyre), washint (flûte), begena (harpe), kebero (double tambour), cistree et tom (chez les Anuaks)

Dans la tradition populaire, l'azmari, chanteur et musicien éthiopien, homme ou femme, sont doués pour chanter des vers en s'accompagnant d'une macinko ou d'une krar.

La musique moderne éthiopienne laisse également une part importante à l'éthio-jazz, à travers son créateur Mulatu Astatke, et des musiciens comme le saxophoniste Getatchew Mekurya. Les musiciens populaires les plus connus sont Mahmoud Ahmed, Gigi Shibabaw, Teddy Afro, Tilahun Gèssèssè, Aster Aweke, Hamelmal Abate, Tewodros Tadesse, Ephrem Tamiru, Muluken Melesse, Bizunesh Bekele, Tadesse Alemu, Alèmayèhu Eshèté, Neway Debebe, Asnaketch Worku, Ali Birra, et Dawit (Messay) Mellesse. À la fin des années 1990, le label français Buda a réédité les plus grandes voix de l'éthio-jazz avec la collection Éthiopiques permettant la redécouverte, pour les occidentaux, du groove de la corne de l'Afrique.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 07 mars 2009 06:21

la guerre italo-éthiopienne

la guerre italo-éthiopienne
La Seconde guerre italo-éthiopienne et le retour d'exil [modifier]

L'échec de la SDN pour stopper la seconde guerre entre l'Italie et l'Éthiopie avec l'invasion italienne de 1935 le força à cinq ans d'exil, pendant lesquels il vécut à Bath en Angleterre (5 mai 1936-5 mai 1941).
Grâce à une reconquête rapide du pays avec l'aide des Britanniques et des Français (emmenés par le commandant Monnier), Hailé Sélassié recouvra une totale souveraineté sur l'Empire et reprit sa politique de modernisation et de développement.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 07 mars 2009 04:11

couronement d'Hailé Sélassié

Il fut couronné le 2 novembre 1930 sous le nom de « Hailé Sélassié Ier (pouvoir de la Trinité), Roi des Rois d'Ethiopie, Seigneur des Seigneurs, Lion conquérant de la tribu de Juda, Lumière du Monde, élu de Dieu » : Gärmawi Qädamawi Haylä Sellassé, negusä nägäst zä'Ityopya, moa anbessa zä'emnägädä yehuda, berhanä aläm, seyumä Egziabhér (en amharique).

Hailé Sélassié développa la politique de modernisation progressive lancée par l'empereur Ménélik II, permettant ainsi l'admission de l'Ethiopie dans la Société des Nations en 1923 et décrétant la première constitution du pays en 1931. Il supprima également une pratique très ancienne, l'esclavage, dans l'Empire par des décrets pris en 1918 et 1923.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 07 mars 2009 04:04

Les alphabets

Les alphabets
]L'amharique et le tigrina utilisent l'alphabet guèze (langue liturgique de l'Église orthodoxe éthiopienne), mais la plupart des autres langues ont recours à l'alphabet latin, tandis que l'arabe emploie l'alphabet arabe. L'alphabet guèze est assez particulier en plus d'être unique à lÉthiopie (et à l'Érythrée): [il compte 33 lettres, dont chacune réfère à sept caractères, ce qui fait un total de 231 caractères. Les premiers écrits en guèze (IIIe ou IVe siècle) utilisaient un alphabet d'origine sud-sémitique composé uniquement de consonnes. [Dans des inscriptions plus tardives datant du Ve siècle, un système de notation des voyelles fut introduit; les sons des voyelles était indiqués par des traits longs ou brefs ou par l'ajout d'un signe diacritique (coche ou cercle, par exemple). [
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 06 mars 2009 16:03

Modifié le vendredi 06 mars 2009 16:25

Le régime de Mengistu et le multilinguisme

Le régime de Mengistu et le multilinguisme
Le nouveau régime nationaliste, le DERG, lança le slogan Ethiopia Tikdem (« l'Éthiopie d'abord ») et prit les premières mesures de gouvernement par la nationalisation de l'économie et l'abolition de la monarchie. Mais aussitôt, les oppositions entre extrémistes et modérés se firent sentir. Le 22 novembre 1974, le chef du gouvernement, le général Aman Andom était assassiné; le lendemain, c'était le tour de 59 autres personnalités. Le lieutenant-colonel Mengistu Hailé Mariam, un militaire du Sud, s'affirma comme la principale figure politique du pays. Surnommé le «négus rouge», Hailé Mariam Mengistu devient en 1977 président du Conseil des ministres et du Conseil militaire, puis il inaugura une période de purges et de terreur.
Mengistu accentua l'aspect marxisant du régime en abolissant la propriété foncière, ce qui lui aliéna les grands propriétaires terriens et l'Église copte. Il décida de continuer la guerre contre l'Érythrée et intensifia la répression à l'encontre des citoyens, tout en engloutissant de vastes ressources financières et militaires pour tenter d'étouffer le mouvement pour l'indépendance de l'Érythrée.
En 1977, la province de l'Ogaden fit sécession, tandis que le conflit s'internationalisa avec le soutien apporté par la Somalie aux rebelles et l'appui militaire (environ 15 000 hommes) accordé par Cuba et l'URSS au gouvernement éthiopien. Le régime fut également engagé dans des opérations militaires au Tigré et dans la province d'Oromia au sud-ouest. En 1984-1985, une terrible famine ravagea le nord-ouest du pays. Mengistu prit alors la décision de déplacer de force 2,5 millions de paysans, dont au moins 20 % périrent lors des regroupements.

Sous la férule de Mengistu , l'Éthiopie devint en 1987 une «République populaire et démocratique» à parti unique. Outre les transferts de population, il pratiqua la collectivisation et la villagisation (le regroupement des paysans); à l'exemple de Ménélik II et Sélassié, Mengistu pratiqua une politique particulièrement répressive à l'égard de l'ethnie oromo. Les Soviétiques et les Cubains apportèrent une aide massive au régime de Mengistu, qui se convertit au marxisme-léninisme.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 06 mars 2009 16:00

Modifié le vendredi 06 mars 2009 16:27